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Prendre visage par le rythme. Réflexions sur la thérapie d’un enfant autiste

mercredi 25 novembre 2015, par Pascal Dupond

Prolongeant certaines positions de F. Dolto, cette étude formule l’hypothèse que l’enfant autiste échoue à « prendre visage » en s’inscrivant dans un lien au premier objet où il serait « lui-même l’autre ». Manquant la liaison oppositive, le lien qui sépare, la séparation qui unit, enfermé dans un excès de présence qui se renverse constamment en excès d’absence, il s’épuise à neutraliser les opposés et demeure sur le seuil du symbolique. Cette hypothèse a été mise à l’épreuve dans une thérapie qui a tenté d’apprivoiser la liaison oppositive et de faire surgir du rythme en accompagnant, amplifiant, formulant tout ce qui, dans le dire sans parole de l’enfant, s’essayait à une composition des opposés : le dedans et le dehors, le haut et le bas, le même et l’autre, la présence et l’absence.


 



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